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Le trajet du poulet

Du moment où ils arrivent à la ferme à celui où on les expédie au client, la qualité et le bien-être de nos poulets sont de la plus grande importance pour nous.

Au commencement

Dans les fermes de reproduction, chaque poule pond environ 150 à 155 œufs fertilisés par année. Les oeufs sont expédiés à des couvoirs, où il sont placés dans des incubateurs et conservés à 37,5 ºC. L’éclosion se produit 21 jours après la période d’incubation.

L’étape suivante consiste à déterminer le sexe de chaque oiseau. Comme le taux de croissance est différent pour les mâles et les femelles, on essaie habituellement de garder les oiseaux du même sexe dans leur propre poulailler. Avant leur départ du couvoir, on vaccine les oiseaux pour prévenir les maladies. Tous les poussins sont ensuite chargés dans des camions chauffés et livrés à nos producteurs, de 6 à 12 heures après leur éclosion. Les règles prescrivant les exigences pour le soin et la manipulation des oiseaux vivants sont appelées Code de pratiques, alors que le titre au long est Code de pratiques recommandées pour le soin et la manipulation des poulets, dindons et reproducteurs du couvoir à l’abattage.

À la ferme

Au Canada, les poulets sont élevés sur des fermes familiales. En fait, contrairement à plusieurs autres endroits dans le monde, plus de 90 % de toutes les fermes canadiennes appartiennent à des familles qui les exploitent elles-mêmes. L’élevage du poulet demande beaucoup d’engagement et de connaissances. Durant les sept ou huit semaines que prend l’élevage d’un toupeau, le producteur leur donne des soins constants en surveillant leur santé et leur alimentation.

Les poussins arrivent à la ferme dans de grands plateaux en plastique, une centaine par plateau, puis sont doucement relâchés directement sur le plancher du poulailler, recouvert de copeaux ou de paille frais et propres. Le composant soin aux animaux du PASAF ainsi que le Code de pratiques dictent les exigences que doivent observer les producteurs à tous les stades du processus d’élevage.

Le producteur maintient la température de « couvaison » élevée (28 à 32 °C), pour que les oiseaux soient plus confortables, et place leur nourriture et leur eau à des endroits facilement accessibles. Il garde cette chaleur environ une semaine, après quoi il baisse la température de deux ou trois degrés par semaine à mesure que les oiseaux commencent à grandir et à dégager leur propre chaleur.

Le poulailler est complètement nettoyé entre chaque troupeau et le plancher recouvert de litière fraîche où peuvent s’ébattre les nouveaux poussins. Les systèmes d’alimentation et d’abreuvement sont nettoyés et testés avant l’arrivée des poussins, puis vérifiés chaque jour. Les aliments donnés aux oiseaux sont également optimisés selon leur âge. Alors qu’ils grandissent, on élève les systèmes d’alimentation et d’abreuvement (à la main avec une manivelle ou avec des poulies) pour pemettre aux oiseaux de continuer à manger et à boire facilement en parcourant librement les vastes poulaillers bien ventilés à l’ambiance contrôlée.

Le PASAF, pour la salubrité des aliments à la ferme

C’est le Programme d’assurance de la salubrité des aliments à la ferme (PASAF), obligatoire, élaboré par les Producteurs de poulet du Canada, qui décrit les règles et directives encadrant le soin et la manipulation des oiseaux élevés par nos producteurs. Ces règles obligatoires régissent les fermes d’élevage de poulet d’un océan à l’autre et comprennent des exigences de premier plan sur la biosécurité, un programme de soins aux animaux qui s’accorde avec le PASAF, la gestion et le test des aliments et de l’eau, de même que la tenue de tous les dossiers requis par les auditeurs tiers pour attester que les producteurs adhèrent au processus.

Le programme des Producteurs de poulet du Canada jouit maintenant d’une pleine reconnaissance de l’Agence canadienne d’inspection des aliments – les Producteurs de poulet du Canada s’avérant être le premier organisme à recevoir cette pleine reconnaissance (mars 2013). Le processus se poursuit depuis 2002, quand les PPC ont obtenu la reconnaissance technique – partie I pour le Manuel du producteur et le modèle générique.

En plus des directives et exigences limitant l’accès aux oiseaux par les humains, les insectes et les rongeurs, le PASAF prévoit des audits à la ferme et la supervision par des auditeurs tiers. Ceux-ci jouent un rôle critique pour assurer que nos producteurs font ce qu’ils disent et disent ce qu’ils font. À ce jour, près de 2 600 agriculteurs (96 % des producteurs) sont certifiés sous le PASAF et audités annuellement. Toutes les provinces ont élaboré des mécanismes d’application reposant sur un ensemble de règlements et de politiques.

Pour plus d’informations sur le programme, visitez la page du PASAF.

Le Programme de soins aux animaux

Le Programme de soins aux animaux (PSA) des Producteurs de poulet du Canada est aussi un programme à la ferme qui a été mis en œuvre peu après le PASAF, mais il fait maintenant partie intégrante du système d’audit. Les auditeurs tiers vérifient chaque ferme à la lumière des deux programmes. Le PASAF est obligatoire dans toutes les 10 provinces, alors que le PSA l’est maintenant dans six (C.-B., Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Î.-P.-É.). Jusqu’à maintenant, 80 % des producteurs de poulet sont certifiés sous le programme. Toutes les 10 provinces ont signé une entente sur la répartition des rôles et responsabilités afin d’assurer que le programme soit livré et audité de façon conhérente à l’échelle du Canada.

Élever des oiseaux en santé et sans cruauté est aussi important pour les producteurs de poulet canadiens que pour vous et votre famille. Comme nous l’avons déjà mentionné, le Code de pratiques (voir le lien dans l’introduction) s’applique sur les fermes d’élevage de poulet du Canada sous forme de règlements, normes et règles qui dictent les pratiques exemplaires d’élevage du poulet sur nos fermes.

L’espace donné aux oiseaux, l’accès facile aux aliments et à l’eau, la température et la qualité de l’air, l’éclairage, de même que la qualité des aliments et de l’eau ne sont que quelques-unes des mesures régies par le PSA. Le programme décrit aussi l’inspection des fermes et sa fréquence, les tests d’eau et d’aliments, la surveillance de la santé des oiseaux, les types de litière et son élimination ainsi que le contrôle des insectes et des rongeurs.

Le PASAF aussi bien que le PSA peuvent être mis en œuvre sur les fermes qui élèvent des oiseaux à l’extérieur également et ils ont été adaptés aux conditions de parcours libre.

Pour plus d’informations sur le Programme de soins aux animaux, visitez la page du PSA.

Le régime des poulets

Les principaux ingrédients de la moulée (88 %) sont les grains et leurs sous-produits, les semences générant des protéines et la moulée qu’on en fait, comme la farine de canola et le tourteau de soya. Essentiellement, tous les poulets sont donc « nourris au grain ». Le chauffage, la ventilation, l’humidité et d’autres niveaux ambiants font l’objet d’une vérification constante, souvent avec des technologies haut de gamme, pour faire en sorte que les oiseaux soient confortables et sans stress. Ces niveaux et toute autre donnée pertinente sur la période d’élevage  sont consignés sur une fiche de troupeau qui accompagne celui-ci jusqu’à l’usine de transformation. On assure le suivi de chacun des troupeaux et les détails de leur croissance sont surveillés, audités par une tierce partie et rapportés à des inspecteurs du gouvernement à l’installation de transformation.

La santé du troupeau est prioritaire pour le producteur, qui la surveille de près. Les poulets ne reçoivent jamais d’hormones, ni de stéroïdes. Cette pratique est interdite et illégale au Canada depuis les années 1960 – et bien que certaines fermes décident d’inclure une faible dose d’antibiotiques dans les aliments afin de prévenir les maladies, elles doivent respecter une période de « sevrage » fixée par l’ACIA avant de les expédier au transformateur, pour assurer qu’il n’y a aucun résidu de médicament dans la viande. Cela signifie que le poulet que vous achetez à l’épicerie ou au restaurant ne contient pas d’antibiotiques.

L’expédition des oiseaux sur le marché

Après six à huit semaines dans les poulaillers, selon la taille de l’oiseau requise par le client, les poulets sont expédiés aux usines de transformation dans des camions conçus à cette fin. Des équipes de capture de poulets, travaillant parfois pour le producteur ou embauchées par le transformateur, regroupent alors les oiseaux du poulailler et les placent dans des cages de transport. Le Code de pratiques mentionné ci-haut prescrit les règles et méthodes utilisées pour capturer et mettre les oiseaux en cages.

À l’arrivée des poulets à l’usine de transformation, un inspecteur les examine pour voir s’ils sont en santé, en sécurité et s’ils sont prêts à la vente aux consommateurs. L’inspecteur examine chaque troupeau avec la fiche correspondante envoyée par le producteur pour s’assurer que tout est en règle. Il effectue aussi des tests aléatoires pour garantir que les médicaments éventuels ont été correctement administrés et que l’on a respecté la période de sevrage.

Beaucoup de gens interviennent dans le trajet du poulet, chacun devant suivre des directives rigoureuses pour que la salubrité des aliments, la manipulation et le soin approprié des oiseaux soient assurés par tous les membres de l’industrie. Nos producteurs sont très fiers de jouer un rôle aussi important dans la production de poulet salubre et sain pour tous les Canadiens.

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