Introduction
L'agriculture canadienne fait partie intégrante du tissu économique, politique et social du Canada. Pivot de nombreuses collectivités rurales, l'agriculture apporte une contribution importante au bien-être des Canadiens et des Canadiennes, tant dans les régions rurales qu'en milieu urbain. L'avenir de ces collectivités et celui du secteur agricole canadien sont étroitement liés.
L'agriculture canadienne est une source importante d'emplois, non seulement dans les régions rurales, mais aussi en milieu urbain. Elle fournit en effet des emplois dans les exploitations agricoles, dans la production des intrants agricoles, dans la transformation des produits de la ferme et dans le secteur des services.
L'agriculture primaire n'est pas un secteur économique comme les autres. Contrairement à d'autres industries primaires, où la majeure partie de la production est le fait de grandes sociétés, la production agricole, elle, repose sur un grand nombre d'exploitations indépendantes. Le secteur agricole occupe un pourcentage important des terres du Canada et doit donc assumer la responsabilité de l'intendance de cette ressource.
Pour favoriser la vitalité et la croissance d'un secteur agricole diversifié et productif, les politiques fédérales doivent reconnaître, d'une part, le contexte mondial dans lequel l'industrie évolue et, d'autre part, les besoins à respecter sur le marché intérieur afin d'assurer la stabilité et la rentabilité de l'industrie. La Fédération canadienne de l'agriculture croit que les politiques commerciales canadiennes en matière d'agriculture doivent refléter les exigences qui découlent des caractéristiques particulières du secteur.
Objectifs fondamentaux de la politique commerciale
Vu l'interdépendance accrue des économies nationales et la croissance et la compétitivité du marché mondial, il devient de plus en plus important de trouver des débouchés d'exportation et d'établir des règles commerciales justes et efficaces.
Le Canada doit aborder les négociations commerciales en ayant comme objectif l'atteinte de résultats favorables aux agriculteurs canadiens. Des règles claires et efficaces sur le commerce international devraient améliorer le fonctionnement des marchés nationaux et internationaux, et contribuer à accroître les revenus agricoles canadiens.
Le programme actuel du Canada en matière de politique commerciale renferme un très large éventail de processus, d'initiatives et d'options (p. ex., OMC, ALENA, accord bilatéral Canada-Chili, accord bilatéral Canada-Israël, APEC, Quad, G-7, OCDE, ZLEA, etc.) Un programme d'une telle ampleur ouvre des occasions, mais présente également des risques.
La FCA a soutenu et soutient toujours que la politique commerciale du gouvernement du Canada doit :
Prochaine série de négociations de l'OMC
Afin d'atteindre des résultats sensés et équilibrés, le Canada devrait tenter de faire en sorte que les prochaines négociations sur l'agriculture se déroulent dans le cadre d'une série complète de négociations à l'échelon de l'OMC.
Le prochain cycle de négociations doit porter, dès le départ, sur les points suivants :
Questions propres à l'agriculture
Subventions à l'exportation
Le Canada élimine toutes les subventions à l'exportation. Il doit prendre d'autres mesures pour éviter que les agriculteurs canadiens aient à livrer concurrence dans un marché international qui est faussé par les subventions à l'exportation accordées par d'autres. Le Canada devrait notamment se fixer les buts suivants :
Restrictions à l'exportation
L'utilisation de restrictions quantitatives des exportations et (ou) de taxes à l'exportation peut avoir pour effet de subventionner l'exportation de produits transformés et peut saper la confiance des pays importateurs face à la sécurité des ressources en aliments importés. Les objectifs de négociation canadiens devraient être les suivants :
Accès aux marchés
La FCA estime que l'un des objectifs fondamentaux à atteindre dans ce domaine consiste à faire en sorte que les exportations agricoles bénéficient du meilleur accès possible aux marchés, tout en prenant en compte la nécessité de protéger nos intérêts nationaux et nos structures de mise en marché ordonnée.
Barrières non tarifaires
Le Canada doit reconnaître que, pour certains secteurs, l'élimination des barrières sanitaires, phytosanitaires et autres sans justification technique est tout aussi prioritaire que la poursuite de l'élimination des tarifs.
En général, l'Accord sur l'application des mesures sanitaires et phytosanitaires fonctionne bien et ne nécessite pas de nouvelles négociations. Toutefois, advenant sa réouverture, le Canada devrait chercher à obtenir ce qui suit :
De plus, il faudrait accorder la priorité à :
Compte tenu du nombre sans cesse croissant de produits agricoles issus de la biotechnologie qui sont commercialisés et négociés sur les marchés internationaux, le Canada s'emploiera à obtenir l'établissement d'un groupe de travail sur la biotechnologie à l'OMC chargé d'évaluer la pertinence des règles existantes et de faire rapport à l'Organe directeur des négociations sur l'opportunité d'entamer des négociations à cet égard au sein de l'OMC.
Dans le cadre de négociations portant sur des règlements techniques, le Canada doit être conscient de l'importance de conserver ses règles sur les conteneurs de produits en vrac et la vente en consignation qui sont conformes aux obligations relatives au traitement national de l'OMC.
Soutien interne
En matière de soutien interne, la priorité devrait aller à la résolution des problèmes découlant de l'actuel Accord sur l'agriculture de l'OMC, tout en recherchant des réductions progressives du niveau des mesures de soutien interne qui faussent le commerce. Il faut :
Reconnaissant qu'il sera tenu compte des préoccupations d'ordre non commercial lors du prochain cycle de négociations, le Canada devrait s'employer à :
Le gouvernement du Canada doit être prêt à égaler le niveau de soutien vert accordé à nos concurrents des autres pays, en particulier dans les domaines de la recherche, des infrastructures, de la réglementation des antiparasitaires, de la résolution des problèmes écologiques, du maintien des normes et des inspections.
Structures de mise en marché
La structure de mise en marché idéale varie d'une année à l'autre et selon les secteurs de production. Néanmoins, l'un des outils les plus importants dont disposent les agriculteurs canadiens demeure le cadre législatif canadien de commercialisation des produits agricoles.
Grâce à ce cadre législatif, le gouvernement fédéral et les provinces ont mis sur pied des conseils, des offices et des commissions de commercialisation des produits agricoles qui permettent aux agriculteurs, sans distorsion commerciale, de traiter sur un pied d'égalité avec leurs acheteurs et leur donnent les moyens de relever les défis d'un marché concurrentiel. En outre, ces structures ont fourni aux consommateurs des prix raisonnables tout en contribuant à bâtir des industries nationales solides. On ne doit pas y renoncer en échange d'autre chose. Le Canada devrait donc :
Sanctions commerciales
Les droits antidumping, les droits compensateurs et les mesures de sauvegarde sont des armes à deux tranchants, nécessaires à certains moments pour protéger les intérêts légitimes des producteurs canadiens, mais parfois injustes et néfastes pour les intérêts des exportateurs canadiens.
Face à un contexte commercial qui est loin d'être parfait, le Canada doit :
La FCA estime qu'un objectif à longue échéance devrait être la mise en place d'un système multinational de contrôle des sanctions commerciales et de règlement des différends qui ne pourrait être manipulé par aucun pays.
Aux termes de ce processus, une seule série de règles communes remplacerait la législation nationale en vigueur et régirait les mesures antidumping et compensatoires. Une entité multinationale serait chargée de mener les enquêtes et de rendre des décisions au sujet de toutes les plaintes. Un accord régional, tel que l'ALENA, pourrait ultérieurement fournir la première occasion d'atteindre cet objectif.
Mesures antidumping et politique sur la concurrence
Le gouvernement du Canada ne pense pas que des mesures antidumping puissent être utilisées dans des zones de « libre-échange ». À son avis, la loi sur la concurrence est le meilleur outil à employer pour résoudre les conflits découlant de la fixation de prix inéquitables dans les zones de libre-échange.
La priorité va à l'élimination des mesures antidumping dans les échanges commerciaux entre le Canada et les É.-U. Il serait irréaliste d'espérer éliminer ces mesures dans un avenir prévisible, mais le Canada a négocié une disposition à cet effet pour ses échanges commerciaux avec le Chili.
La FCA a de très sérieuses réserves face à la philosophie du gouvernement sur cette question. Dans le contexte commercial actuel, les mesures antidumping sont un outil essentiel. Elles se sont révélées indispensables pour protéger les agriculteurs canadiens contre les importations américaines vendues à prix dérisoires. Aucune règle commerciale ne régit actuellement l'utilisation des lois sur la concurrence. Si l'on délaisse les mesures antidumping au profit des lois sur la concurrence, une nouvelle série de barrières protectionnistes risque de se dresser, qui prendrait la forme de mesures contre la concurrence. Dans l'état actuel des choses, la législation canadienne sur la concurrence ne permet pas d'aborder efficacement les problèmes associés aux importations ou aux prix dérisoires qui sont présentement réglés par les mesures antidumping.
Selon la FCA :
Le commerce et l'environnement
La FCA reconnaît l'importance de mesures destinées à aborder les problèmes écologiques. L'OMC ne dispose peut-être pas des outils nécessaires pour régler les problèmes écologiques, mais il existe néanmoins un lien entre ces problèmes et le commerce. Des préoccupations écologiques légitimes peuvent servir de prétexte à l'introduction de barrières commerciales déguisées qui ne profiteraient ni au commerce international ni à l'environnement. La FCA estime que :
Le commerce et les normes de travail
La libéralisation des échanges commerciaux internationaux a fait ressortir l'absence de normes de travail fondamentales dans certains pays. Il s'agit d'une question importante, et ce, non seulement dans le cadre de l'OMC. Selon la FCA :
Il est reconnu que l'une des fonctions de l'OMC est de collaborer avec des organismes internationaux « avec l'objectif d'atteindre une plus grande cohérence au niveau de la détermination des politiques économiques » (Section III, alinéa 5 de l'Accord de Marrakech). Il est impératif d'établir un lien consultatif solide et transparent entre l'Organisation mondiale du commerce et l'Organisation internationale du travail.
Règlement des différends
Le Canada doit s'employer à obtenir une amélioration de la transparence de l'OMC et, plus particulièrement, du Mémorandum d'accord sur le règlement des différends, notamment :
Négociations commerciales régionales et bilatérales
Questions particulières à l'agriculture
Accès aux marchés :
Le Canada devrait aborder cette question de la même façon que lors des autres accords de libre-échange régionaux. Le Canada devrait chercher à éliminer (ou à réduire lorsque l'élimination n'est pas possible), sur une base réciproque, tous les tarifs agricoles à l'exception des tarifs hors-quota pour les produits soumis à la gestion de l'offre. Il faudrait réserver pour les négociations de l'OMC les considérations ayant trait au volume des contingents tarifaires soumis à la gestion de l'offre et aux tarifs hors-quota.
Soutien national :
La limitation des dépenses de soutien national est une question dont l'on peut traiter le plus efficacement dans le cadre de l'OMC. Le Canada devrait s'opposer à toute tentative d'aller au-delà des engagements de soutien national de l'OMC.
Subventions à l'exportation :
Le Canada devrait viser l'élimination des subventions à l'exportation. Les dispositions de l'ACCEU qui ont interdit aux entités gouvernementales d'exporter des produits agricoles à un prix inférieur aux coûts d'acquisition ne devraient pas se répéter dans ces accords commerciaux.
Autres questions agricoles :
Le Canada devrait s'opposer aux efforts faits pour établir de nouvelles règles sur les activités des entreprises commerciales d'État. C'est au sein de l'OMC que les questions relatives aux entreprises commerciales d'État devraient être débattues.
Si l'occasion se présente, le Canada devrait viser l'établissement de règles particulières sur la spécificité des programmes agricoles, afin d'établir si un programme est passible de droits compensateurs. Ces règles devraient exempter de droits compensateurs les programmes mis à la disposition des agriculteurs de façon générale.
Investissements
Le Canada devrait s'efforcer d'obtenir l'assurance que les dispositions concernant les investissements, qui peuvent figurer dans ces accords, n'entrent pas par inadvertance en conflit avec les politiques, les programmes ou les systèmes de réglementation de la mise en marché concernant l'agriculture canadienne. La FCA demande à être consultée par les négociateurs du Canada en matière d'investissements au cours de l'élaboration des dispositions portant sur les investissements.
Politique sur la concurrence
Le Canada devrait chercher à obtenir l'assurance que les dispositions concernant la concurrence sont compatibles avec la façon dont le Canada applique la loi sur la concurrence aux régies des marchés agricoles.
Recours commerciaux
Mesures antidumping :
Il pourrait s'avérer utile d'établir des règles plus efficaces sur les mesures antidumping; le Canada ne devrait toutefois pas viser l'élimination des mesures antidumping (en particulier dans le cas des produits horticoles).
Droits compensateurs :
Si possible, le Canada devrait rechercher des règles qui régissent la détermination de la spécificité des subventions agricoles dans le but d'obtenir des mesures en vue du prélèvement de droits compensateurs (voir les remarques ci-dessus sous Autres questions agricoles).
Mesures de sauvegarde :
Il faut élaborer des mesures qui traitent des problèmes rencontrés par les producteurs de produits horticoles périssables du fait du déferlement d'importations à bas prix. La FCA demande à être consultée à propos de dispositions éventuelles concernant des mesures de protection.
Droits de propriété intellectuelle
L'OMC devrait décider si l'on doit obliger un pays à permettre l'obtention de brevets relatifs à des plantes et à des animaux. Dans ces accords régionaux, le Canada devrait s'opposer aux dispositions qui limiteraient les options du Canada concernant l'obtention de brevets relatifs aux formes de vie ou qui limiteraient les conditions que le Canada pourrait imposer pour l'obtention de tels brevets.
Conclusion
La FCA appuie l'élaboration d'une politique commerciale agricole coordonnée et équitable pour le Canada. Dans le cadre de l'élaboration de la politique commerciale agricole, le gouvernement du Canada doit tenir compte de la nature particulière de l'agriculture et de sa précieuse contribution à l'économie rurale et régionale du Canada. La FCA doit participer pleinement à toutes les négociations commerciales et être consultée dès le début, non seulement sur des questions précises, mais également quant à l'orientation et au but de la politique commerciale agricole du Canada.
Annexe 1
Recommandations sur la révision des critères de la catégorie verte (Annexe 2 de l'Accord de l'OMC sur l'agriculture)
Section A : Proposition de définition des critères de la catégorie verte pour les programmes de soutien des revenus et d'aide en cas de catastrophes naturelles
Paragraphe 7 : Participation financière de l'État à des programmes de garantie des revenus et à des programmes établissant un dispositif de sécurité pour les revenus
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1. |
L'admissibilité individuelle à un versement sera déclenchée par une perte de revenu agricole, de l'ordre de plus de 30 p. 100 du revenu agricole moyen gagné par l'agriculteur au cours d'une période récente représentative. |
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2. |
Le montant du versement du gouvernement à un particulier ne devra pas dépasser 70 p. 100 de la perte du revenu de cette personne dans l'année où elle est admissible à un versement. |
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3. |
Lorsqu'un particulier reçoit au cours de la même année un versement en vertu du paragraphe 7 et du paragraphe 8 (aide en cas de catastrophes naturelles), le total de ces versements sera inférieur à 100 p. 100 de la perte totale subie par cette personne. |
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4. |
Si un programme est financé conjointement par les producteurs et le gouvernement, les versements peuvent être déclenchés par une perte de revenu de moins de 30 p. 100 à condition que : |
Paragraphe 8 : Versements (effectués, soit directement, soit par une participation financière de l'État à des programmes d'assurance-récolte) à titre d'aide en cas de catastrophes naturelles
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1. |
L'admissibilité individuelle à un versement sera déclenchée par une perte de production supérieure à 30 p. 100 de la production moyenne obtenue par l'agriculteur au cours d'une période récente représentative. ** La période représentative pour déterminer la production moyenne ne doit pas être inférieure aux 3 années précédentes ni supérieure aux 15 années précédentes. ** La durée de la période représentative peut varier d'une récolte à l'autre au besoin afin de refléter les comportements de production de chacune des récoltes. ** La méthodologie utilisée afin de déterminer le rendement d'une récolte en particulier, une fois établie, restera inchangée à moins d'établir un processus formel pour ajuster la production moyenne en vue de refléter les changements dans la technologie de production. Un tel processus doit être transparent et fondé sur des critères objectifs. |
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2. |
Les versements effectués à la suite d'une catastrophe naturelle ne s'appliqueront que dans le cas de pertes de revenu, de bétail (y compris les paiements en rapport avec les soins vétérinaires des animaux), de terres ou d'autres facteurs de production, pertes attribuables à la catastrophe naturelle en question. |
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3. |
Les versements ne compenseront pas plus du coût total du remplacement de ce qui aura été perdu et ne comporteront ni prescription ni spécification quant au type ou à la quantité de la production future. |
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4. |
Les versements effectués lors d'une catastrophe naturelle ne dépasseront pas le niveau requis pour empêcher ou atténuer d'autres pertes comme il est défini au point 2, ci-dessus. |
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5. |
Si un producteur reçoit au cours de la même année des versements en vertu du paragraphe 8 et du paragraphe 7 (Participation financière de l'État à des programmes de garantie des revenus et à des programmes établissant un dispositif de sécurité pour les revenus), la totalité de ces versements sera inférieure à 100 p. 100 de la perte totale du producteur. |
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6. |
Dans le cas où un programme en vertu de ce paragraphe est financé conjointement par les producteurs et le gouvernement, un versement peut être déclenché par une perte de moins de 30 p. 100 pourvu que les versements pour les pertes de moins de 30 p. 100 du rendement moyen soient conjointement financés par les contributions du gouvernement et du producteur versées dans les comptes établis en vertu du programme. |
Section B : Propositions pour resserrer les définitions des programmes verts afin de réduire les risques que des programmes qui faussent le commerce se retrouvent dans la catégorie verte
Services de caractère général
Paragraphe 4.
Aide alimentaire intérieure
(Exemple : programmes de timbres alimentaires et de dîners pour écoliers aux É.-U.)
Ajouter la prescription selon laquelle les achats d'aliments ne seront pas limités aux produits fabriqués au pays (c.-à-d. les produits importés recevront le traitement national en ce qui concerne les achats d'aide alimentaire nationaux).
Versements directs
Les versements directs constituent la forme de soutien le plus susceptible de produire des effets de distorsion. La FCA estime qu'aucun programme de versement direct ne devrait être vert à moins d'être conforme à un but qui soit clairement défini dans les critères de la catégorie verte. Si un pays possède un nouveau type de programme qu'il souhaite présenter sous la catégorie verte, il devrait y avoir un mécanisme pour déterminer si ce type de programme satisfait aux buts de la catégorie verte et pour déterminer les règles précises qui devraient s'appliquer au programme.
La FCA estime également que les définitions doivent contenir des dispositions qui empêchent un soutien excédant le niveau nécessaire pour atteindre les buts définis des programmes verts et qui empêchent un niveau de soutien qui faussera le commerce. Les critères devraient fixer, pour chaque type de versement direct aux programmes verts, des limites bien précises pour le niveau d'indemnisation pouvant être offert en vertu de ce type de programme.
RECOMMANDATIONS PARTICULIÈRES
Paragraphes 5 à 13 :
Il faudrait examiner et réviser au besoin chaque paragraphe lié au versement direct pour s'assurer que :
Outre les mesures précitées, la FCA croit également que les révisions suivantes devraient être effectuées :
Paragraphe 5. Versements directs aux producteurs
La dernière phrase du paragraphe existant devrait être supprimée afin d'éliminer la disposition pour les programmes de versements directs qui ne satisfont pas aux critères bien précis visant les types particuliers de versements directs établis dans les définitions de la catégorie verte.
Paragraphe 6. Soutien de revenu découplé
Ce paragraphe devrait être révisé pour que la disposition se limite à une indemnisation temporaire, et ce, afin d'y inclure un changement de politique qui tienne compte des critères suivants :
Les versements ne peuvent servir qu'à compenser l'élimination d'un programme de soutien agricole qui offrait aux producteurs des avantages financiers facilement définissables.
Le montant versé au cours de la première année ne dépassera pas les avantages annuels moyens qu'un producteur recevait du programme éliminé.
Les versements annuels seront réduits progressivement puis éliminés au bout de cinq ans. À compter de la deuxième année, les versements seront réduits de 20 p. 100 chaque année par rapport au versement de la première année.
Le producteur ne recevra plus d'indemnités à la sixième année, ni par la suite.
Paragraphe 11. Aide à l'ajustement des structures fournie au moyen d'aides à l'investissement
Ce paragraphe devrait être révisé pour indiquer clairement que les programmes visant l'agriculteur débutant sont inclus dans ce paragraphe à condition d'établir nettement pendant combien de temps un agriculteur peut être considéré comme agriculteur débutant.
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