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Bon pour les poulets, dites-vous ?

Les sondages révèlent que les Canadiens préfèrent le poulet aux autres viandes. Ils en apprécient le goût, la valeur nutritive et la commodité. Cependant, les Canadiens sont des consommateurs avertis et ils veulent en savoir plus sur le poulet. À juste titre, d’ailleurs. D’où cette fiche documentaire…

Parlons de l’alimentation… de la volaille

  • La composition et la quantité des aliments donnés aux poulets jouent un rôle capital dans la croissance de ces derniers. Durant le cycle de vie des oiseaux, leur alimentation est l’objet d’une surveillance minutieuse de la part des producteurs. En effet, une alimentation trop riche, par exemple, pourrait accélérer la croissance de l’oiseau et nuire à sa santé.
  • Le programme d’alimentation du troupeau affecte aussi la qualité du produit vendu aux consommateurs. Ainsi, un régime bien équilibré contribue à produire des carcasses moins grasses.
  • Habituellement, les aliments de la volaille viennent sous forme de granules. Les granules améliorent la digestibilité de l’aliment, assurent l’homogénéité du produit et diminuent les risques de détérioration.

Mais que mangent donc les poulets?

  • Les aliments de la volaille sont constitués en grande partie (88 pour cent) de grain et de sous-produits céréaliers, de graines protéagineuses et de tourteaux qu’on en tire tel que le tourteau de canola et de soya. On peut donc dire que tous les poulets sont « nourris au grain ».
  • D'autres sources de protéines telles la farine de viande et d’os et les graisses animales/végétales sont ajoutées à la ration en beaucoup plus petites quantités (10 pour cent) afin d’en améliorer la valeur nutritive, le goût et la texture.
  • Les aliments contiennent aussi souvent une très petite quantité (1,5 pour cent) de vitamines et de minéraux qui protègent les poulets contre les carences nutritionnelles.
  • Les aliments de la volaille ne renferment pas d’hormones. L'administration d’hormones au poulet est interdite au Canada depuis les années 60.
  • Les aliments de la volaille peuvent contenir une infime quantité (moins de 1 pour cent) d’additifs comme des enzymes et des antibiotiques afin de prévenir la maladie et les problèmes de digestion. Ces additifs font l’objet d’une réglementation très sévère et sont utilisés de concert avec d’excellentes pratiques d’élevage, de vaccination et d’hygiène.

Les aliments de la volaille : en savoir plus

Q : En quoi les aliments de la volaille ordinaire diffèrent-ils des aliments que reçoivent les poulets biologiques?

R : Les deux sortes d’aliments sont essentiellement identiques, sauf pour ce qui suit :

  • Au moins 80 pour cent des ingrédients qui entrent dans la fabrication des seconds doivent venir de sources biologiques (c.-à-d. de produits obtenus dans des exploitations qui respectent les normes de l’agriculture biologique établies par l’Office des normes générales du Canada, un organisme gouvernemental, et qui satisfont aux exigences d’un organisme de certification reconnu).
  • Les ingrédients qui n’ont pas une origine entièrement naturelle, telles les vitamines, doivent d’abord être approuvés par un organisme de certification.

Q : Pourquoi utilise-t-on des antibiotiques parfois ?

R : Tel qu’indiqué précédemment, on peut ajouter une quantité sévèrement contrôlée d’antimicrobiens aux aliments de la volaille, afin de prévenir la maladie chez les poulets.

La « micro-dose » donnée à titre prophylactique (préventive) évite la dose plus forte qu’il faudrait administrer aux animaux s’ils tombaient malades.

Les éleveurs sont toutefois tenus de respecter une période de retrait rigoureuse pour s’assurer que l’antibiotique a été totalement assimilé par l’oiseau avant sa mise en marché.

Q : Qui prépare et inspecte les aliments de la volaille?

R : Les aliments de la volaille viennent surtout de meuneries régies par la Loi relative aux aliments du bétail. Ces entreprises sont inspectées par le gouvernement. Ne pas fabriquer ou ne pas utiliser d’aliments de qualité ne présenterait aucun avantage, aussi bien pour l’exploitant de la meunerie que pour l’aviculteur. Avant d’être mis en marché, le poulet fait l’objet de divers contrôles qui déterminent la qualité et la salubrité de sa viande et confirment l’absence de résidus d’antibiotiques.

Les Producteurs de poulet du Canada: 350, Rue Sparks, Suite 1007, Ottawa (Ontario) K1R 7S8 Tél: (613) 241-2800 Téléc: (613) 241-5999 Courriel: ppc@poulet.ca