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Larners

Terre-Neuve-et-Labrador – Andy Larner

L’agriculture n’a jamais été facile en Terre-Neuve-et-Labrador. Le site Web de Patrimoine Terre-Neuve-et-Labrador l’exprime le mieux : « Le climat et le sol de Terre-Neuve-et-Labrador n’ont pas favorisé l’agriculture. » Pour toute personne qui l’a visitée, il semble parfois qu’il y a plus de « roches » que de « terres » à Terre-Neuve; c’est d’ailleurs pourquoi la plupart des gens l’appellent « the Rock », le rocher.

Le rocher est le foyer de l’industrie avicole provinciale la plus modeste du Canada, mais elle est extrêmement bien intégrée et très dynamique. Pratiquement autosuffisante, la province a graduellement augmenté ses installations de production et de transformation, et a commencé à chercher des clients à l’extérieur de la province. Les possibilités pour des produits surtransformés pourraient mener à d’autres progrès.

Andy Larner et sa femme Marilyn ont élevé deux enfants (Mitchel 21 ans, Amanda, 19 ans) sur leur ferme avicole et espèrent être encore leur propre patron pour de longues années.

« La gestion de l’offre nous a donné la sécurité qu’il faut pour créer et maintenir une industrie viable, a dit Andy. Il y a également beaucoup d’occasions de croissance. Tant que l’industrie canadienne grandira, nous continuerons de grandir avec elle. »

« Mon père a monté son entreprise dans les années 1960. Nous avons commencé avec des pondeuses, puis nous sommes passés aux poulets à frire au début des années 1970. J’ai pris la relève à la ferme au milieu des années 1980. »

La ferme des Larner est à Whitbourne, environ 80 km à l’ouest de St. John’s. Ils vivent tout près du couvoir qui leur fournir leurs poussins, ce qu’ils trouvent avantageux.

« Nous les obtenons [les poussins] quelques heures après qu’ils sont éclos, déclare Andy. De plus, le fait d’être aussi proches de l’usine [de transformation] aide, puisque nous ne sommes qu’à une heure de route et que le transport est facile. »

La ferme Larner, Heatherway Farms, compte des granges de 3 étages et est surtout axée sur la production de poulet, mais Andy cultive également environ 30 acres de foin et exploite une petite gazonnière sur les 5 acres restants. Ce qui explique peut-être comment il peut « prendre un fer neuf » pour travailler quand il marche les 300 verges jusqu’à la grange.

Andy est très engagé politiquement dans l’industrie agricole provinciale. Il est directeur du conseil du poulet provincial et fait aussi parti de la Newfoundland Federation of Agriculture et de l’Agri-Adapt Council Inc. (AACI est un organisme de financement composé de huit membres, représentant les collectivités agricoles et de transformation, et de deux représentants non votant des gouvernements provincial et fédéral). Ses activités « parascolaires » lui offrent d’autres occasions de promouvoir le poulet et l’agriculture.

« Nous avions des journées du poulet pendant lesquelles nous en apportions à l’école. Il y a une école publique tout près de chez moi, mais nous avons arrêté pour des raisons de biosécurité. On amenait également des gens à la ferme, mais nous avons dû arrêter cela aussi. C’est malheureux parce que de plus en plus de gens veulent savoir d’où viennent leurs aliments. »

« À Terre-Neuve, Downhome Magazine, avec le soutien de la Federation of Agriculture, a trouvé l’idée d’une « diète de 50 miles » comme moyen de promouvoir les produits locaux auprès des consommateurs. On peut trouver la plupart des produits dans un rayon de 50 miles de St. John’s. »

Il est également intéressé aux activités de commerce international, surtout avec l’incertitude que font régner les négociations agricoles de l’OMC et qui est une des seules choses qu’il n’aime pas de l’industrie avicole.

« Nous devons tous nous tenir au courant [des négociations agricoles], dit-il. Nous ne savons pas encore ce qui sortira de ce brassage. Tout est incertain. Le principal est d’être informé et patient. Rien ne changera du jour au lendemain, mais nous avions un bien meilleur contrôle auparavant. »

Il y aura peut-être des changements, mais les Larner ne vont pas s’asseoir sur leurs lauriers pour attendre que les choses les bousculent. Ils continuent de travailler à la ferme et ont installé dans l’une des granges des moniteurs informatiques à distance qui contrôlent les balances de poids et les systèmes de chauffage et de ventilation. Ils prévoient aussi ajouter des systèmes semblables dans les autres granges dans un proche avenir.

« Pas question de s’arrêter, dit Andy. Nous avons du travail à faire pour les consommateurs. Les consommateurs doivent pouvoir se fier à nos produits et nous voulons nous assurer de cela. Ça fait du bien de faire partie d’un secteur qui dispose d’un programme comme le PASAF [Programme de sécurité des aliments à la ferme] qui nous fournit les outils nécessaires pour protéger notre industrie. »

« Après tout, sans nous, chacun devrait élever ses propres poulets. »

Portrait d'un producteur

Les Producteurs de poulet du Canada: 350, Rue Sparks, Suite 1007, Ottawa (Ontario) K1R 7S8 Tél: (613) 241-2800 Téléc: (613) 241-5999 Courriel: ppc@poulet.ca